Son histoire
Que sait-on de Saint-Rémy-Blanzy ?
A-t-elle vu le jour peu avant l'arrivée des Gaulois ?
Le nom de la Fontaine aux Chênes indique peut-être qu'il y avait des Druides ???
On sait peu de choses sur les origines de la commune.
A l'appellation de Saint-Rémy est accolée celle de Blanzy, ce hameau était en 1460 une prévôté dépendant de l'Abbaye Saint-Faron de Meaux. L'étymologie du nom Blanzy viendrait du latin "Blanditive" qui signifierait, je le dis avec toutes les réserves d'usage, "Caresse".
Dans les dépendances de Saint-Rémy, à noter aussi la ferme de Fronteny qui appartenait en 1191 à Saint-Jean des Vignes, où il existe une superbe grange du XIIe. Les registres de la paroisse remontent à 1621, le curé était nommé Fournier originaire d'Oulchy. Le premier seigneur connu est Geoffroy de Saint-Rémy 1217. Comme dans tous les villages la population a diminué.
C'est ainsi qu'on dénombre en 1760 quatre-vingt-un feux, en 1800 trois cent-neuf habitants contre trois cent quatre-vingt-quatre en 1859. Si on remonte plus loin dans le temps, on enregistre en 1693 quatorze naissances, dix-neuf baptêmes, six mariages.
Un quartier du village s'appelle "La Follye", cette appellation dans les temps anciens équivalait à "Plaisance". Il semble donc que ce quartier était au XVe siècle, le jardin du manoir. Comme l'Ile de France et la Champagne, le pays a beaucoup souffert de la guerre de Cent Ans.
Il est probable que les terres restèrent plusieurs décennies sans être cultivées. Les guerres de religion laissèrent également des traces. En 1814, les coalisés y cantonnèrent, il paraît, chose amusante, qu'un cosaque resta dans la paroisse, le fait n'est pas isolé. Cinquante-sept ans plus tard ce furent les Prussiens qui séjournèrent dans le village. Il paraît même que les habitants s'enfuirent dans les bois avec les animaux de façon à les soustraire à la réquisition.
Fin août 1914, les troupes du Kaiser déferlent, y repassant d'ailleurs aussi vite dix jours après à la suite de la victoire de nos troupes sur la Marne.
En 1914, il n'y eut pas de destructions, il n'en fut pas de même en 1918. Les allemands étaient revenus vers le 30 mai. Le 18 juillet, une offensive partant de la forêt de Villers-Cotterêts était dirigée par le Général Mangin, Saint-Rémy restera trois jours sur la ligne de feu, beaucoup de bâtisses furent abîmées.
Enfin en 1940, sans doute le 10 juin, le peu d'habitants qui restaient, virent arriver les blindés du III ème Reich, la délivrance par les troupes américaines ne viendra que le 28 août 1944.
Source : livret Fleur Cantonale 2004.